Le microbiote influencerais-t-il la personnalité ?

 

Déterminée par des facteurs héréditaires et environnementaux, notre personnalité influencent notre santé, nos relations avec les autres, nos amitiés, ce que nous aimons faire mais également notre façon de gérer le stress. Appeler aussi notre deuxième cerveau, le microbiote intestinale impact à la fois la physiologie et différents processus métabolique mais aussi le cerveau, auquel il est relié par un axe appeler « intestin-cerveau », et influencent le stress, l’anxiété, les symptômes dépressifs ou encore le comportement social. Plusieurs mécanismes peuvent intervenir dans l’interaction entre le microbiote intestinale et le cerveau : la communication peut se faire par des voix neuronales, immunitaire ou encore endocrinienne. Les bactéries intestinales peuvent produire des composés Neuro actif et moduler les niveaux des neurotransmetteurs qui sont les messagers chimiques du cerveau. Elles peuvent aussi avoir des effets anti-inflammatoires et hormonaux, produire des acides gras à chaines courtes ou encore stimuler le nerf vague. Le fait que les maladies mentales soit souvent associé à des troubles gastro intestinaux confort qui n’est qu’un test hein et cerveau sont liés et que leur interaction joue un rôle dans la biologie et la psychologie. Sinon c’est qu’il existe une association entre certains troubles mentaux comme l’autisme, la dépression, l’anxiété… et la composition du microbiote, on ignore comment chaque souche de bactéries agit spécifiquement sur le cerveau.

 À ce jour les études menées par cette axe microbiote-intestin-cerveau l’ont principalement était sur les modèles animaux ou sur des personnes présentant des troubles psychiatriques, et qui présente généralement une dysbiose, c’est-à-dire un déséquilibre du microbiote intestinal. Mais est-ce que des personnes non malades peuvent avoir un microbiote qui diffère en fonction de leurs traits de personnalité ?

Des études menées sur des souris ont montré qu’avec une transplantation de microbiote fécale, il était possible de modifier le comportement des souris receveuse. Par exemple des souris anxieuses et stressées peuvent devenir plus audacieuse et exploratrice grâce au transfert du microbiote intestinale de souris présentant ses traits de caractère. Dans une autre étude, des recherches ont provoqué anxiété et symptômes dépressifs chez les souris après leur avoir transfère le microbiote intestinal d’être humain souffrant de ses troubles. Il est donc possible de transmettre des comportements par l’intermédiaire du microbiote. Cela laisse penser que les bactéries intestinales pourrait contribuer (de manière causale) au comportement d’une personne. D’ailleurs une étude menée chez les personnes souffrant d’un syndrome de l’intestin irritable ou d’autres troubles gastro intestinaux a rapporté une amélioration de l’anxiété et des syndrome dépressif après une transplantation de microbiote fécale. De la même façon, les enfants atteints d’autisme ont vu leurs symptômes gastro-intestinaux mais également comportementaux s’améliorer après une transplantation fécale. 

Une nouvelle étude parue dans la revue Human microbiome journal à évaluer la relation entre microbiote (composition, diversité) et traits de personnalité. Les chercheurs ont recueilli et analyser 655 échantillons de Sac chez les adultes de la moyenne d’âge était 42 ans, provenant de 20 pays différents. Les participants ont répondu à des questionnaires afin de déterminer leurs traits de personnalité, leur comportement social, leur santé, leur alimentation et leur mode de vie. Les chercheurs ont analysé 44 variables. Les résultats montrent que la composition du microbiote intestinale ainsi que sa diversité sont liés à des différences de personnalité. Parmi les 23 espèces bactériennes analyser, l’abondance de cette d’entre elle est significativement associé aux traits de personnalité.

Par exemple, la sociabilité est associée à une quantité plus importante de bactéries akkermensia, lactococcus et oscillospira et à moins de desulfovibrio et suterella alors que le stress et anxiété sont liés à une plus faible abondance de corynebactérium et streptoccus. De plus, les personnes ayant beaucoup d’interactions sociales ont tendance à avoir un microbiote intestinal plus diversifiée suggérant, selon les chercheurs, que les interactions sociales peuvent façonner la communauté bactérienne de l’intestin humaine et plus particulièrement favoriser sa diversité. En revanche, l’anxiété et le stress sont associé à une diversité réduite et à une composition globale du microbiote différent de celle des personnes qui ne présente pas ses traits de caractère. Cette étude semble indiquer que le microbiote intestinal peut aider à comprendre les variations de personnalité entre les individus. L’auteur de l’étude souligne que les interactions entre microbiote et traits de personnalité peuvent être interprété dans deux sens : si les bactéries intestinales ont un effet sur le comportement, il peut également impacter le microbiote.

Par exemple, la composition du microbiote intestinal peut impacter la réponse au stress mais le stress peut également perturber l’équilibre des bactéries intestinales.

 

Source : la nutrition